Déboisement de la voie ferrée

16 juillet 2019

Le collectif « Aux Arbres Citoyens » et la municipalité de Guéthary, conjointement et solidairement, souhaitent faire part de la stupéfaction et du mécontentement de la population, relayés par les réseaux sociaux, quant aux travaux entrepris par la société SERPE au nom de la SNCF qui ont conduit à la destruction de la végétation dans la zone d’emprise de la voie ferrée traversant Guéthary.

S’agissant de zones classées, tant dans le POS de 1986 que dans le PLU de 2004, en espaces à protéger, à conserver ou à créer, ces travaux sont d’autant plus répréhensibles qu’ils ont eu lieu en pleine période de reproduction de la faune et de la flore.

Cette coupe drastique dont l’impact visuel et environnemental est considérable, a laissé les berges totalement dénudées, descendant en pente raide sur les voies sans qu’aucune protection n’ait été installée. Il faut impérativement clôturer la zone. La sécurité des passants (riverains, randonneurs du sentier du littoral, colonie de vacances, Club de Vacances Vacanciel…) se trouve engagée.

D’autre part, la physionomie arborée du chemin, en limite de zone Natura 2000 et faisant partie des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, doit être retrouvée par une replantation concertée dans le respect de la biodiversité locale.

Pour ce faire, nous comptons saisir la Direction Régionale de la SNCF et lui demander un rendez-vous afin d’obtenir :

De toute urgence : la sécurisation des berges. La responsabilité de la commune ne saurait être engagée en cas d’accident.

A l’automne : la revégétalisation des berges suivant les réglementations locales avec des espèces endémiques et non invasives, en prenant en compte la morphologie du terrain et la proximité des voies. L’herbier de l’AVAP indique un certain nombre d’arbres, buissons et plantes basses et le collectif « Aux Arbres Citoyens » propose également, comme ils l’ont fait avec les ASF, une liste de variétés locales, au besoin en concertation avec le Jardin Botanique de Saint-Jean de Luz.

À l’avenir : un accord pérenne stipulant une périodicité de l’entretien de la végétation bordant les voies par des élagages ou débroussaillages ciblés et réguliers, ou, en cas de risque de chute, par l’abattage des seuls arbres concernés. Les travaux ne pourront être entrepris pendant la période de reproduction des oiseaux de mars à août. L’emprise de la SNCF doit demeurer une  zone boisée à protéger.  

Outre la Direction Régionale de la SNCF, nous allons nous adresser à la presse régionale et transmettre nominalement nos demandes à toute autorité physique ou administrative concernée (Préfecture, sénateur, députés….).